

Le programme conçu par
Contrechamps-Niger, avec ses partenaires, s’insère, évidemment, dans la logique
d’intégration du numérique qui constitue une opportunité historique pour les
pays ACP. Les modules délivrés à l’IFTIC ont fait appel à des formateurs
français et burkinabés, identifiés par les partenaires Contrechamps-France et
Les Films du Dromadaire (Burkina Faso). Ils embrassaient divers métiers, de
l’écriture de documentaire et de fiction à la gestion de production
audiovisuelle en passant par la maintenance/exploitation vidéonumérique
(détection de pannes simples) et le montage vidéo (effets spéciaux). Il
s’agissait de modules d’initiation, délivrés chacun en deux séquences de deux
semaines.
Les modules ont ensuite
été intégrés aux différentes filières de l’IFTIC : production/réalisation
(écriture de fiction et de documentaire, gestion de production), montage et
maintenance/exploitation, à l’occasion de l’atelier sur les curricula qui s’est
tenu en mars 2011 à l’IFTIC, sous le patronage du Directeur Général, Monsieur
Khamed Abdoulaye.
Contrechamps a fourni
les encadreurs d’écriture de documentaire, de montage vidéo et de
maintenance/exploitation audiovisuelle, trois personnes très aguerries à la
fois dans leur domaine professionnel et dans la formation (respectivement
Jean-Louis Saporito, Hervé Garcia, Bertrand Serroen). Jean-Louis Saporito est
réalisateur depuis 1976. Il a également fondé la société de production Point du Jour et produit, à ce titre,
plusieurs magazines et plus de 200 documentaires. Hervé Garcia est monteur de
documentaire, de news et d’institutionnel depuis dix-huit ans. Bertrand
Serroen, ingénieur spécialisé en techniques audiovisuelles, est actuellement
responsable de la cellule audiovisuelle de l’Université de l’Artois, après une
vingt ans de carrière comme conseiller technique auprès de plusieurs
télévisions africaines en matière de gestion des équipements, maintenance et
formation du personnel. Les Films du
Dromadaire ont fourni deux autres encadreurs « senior » :
Emmanuel Sanon, script doctor très connu du cinéma burkinabé et Sekou Traoré,
réalisateur, régisseur général et producteur exécutif et délégué depuis plus de
vingt ans. Il assume notamment la production Afrique du Tchadien Haroun Mahamat
Saleh. A noter, ces cinq formateurs ont tous une expérience solide de la
formation. Les formateurs locaux, des jeunes professionnels, ont profité de
leurs aînés pour s’aguerrir sur les deux plans professionnels et pédagogiques.
En effet, ils auront désormais la responsabilité d’enseigner ces modules à
l’IFTIC.
Le projet a coûté 101 000 euros dont
80 000 apportés par l’UE-ACP, dans le cadre du projet ACP-Films.
Contenu
des modules :
Tous les modules ont été
conçus conformément au planning par les binômes encadreurs locaux et étrangers.
A noter, le module détection de pannes simples (maintenance audiovisuelle
numérique) a été précédé d’un module d’une semaine de découverte de
l’environnement informatique, pour mettre tous les stagiaires à niveau. Les modules, conçus sous forme de
formation-action, ont été très concrets et très participatifs, chaque stagiaire
a écrit un projet de fiction, ou de documentaire ou rédigé un plan de gestion
de production pour un film. En montage vidéo et en maintenance, il s’est agi de
leur rappeler certaines bases non maîtrisées et de les mettre à
l’ouvrage sous forme d’exercices pratiques. Les modules d’écriture se sont
déroulés sous forme d’ateliers d’écriture : niveau zéro découverte,
fondamentaux, lancement des travaux individuels, niveau 1 retour sur ces
travaux et critique collective. Des films ont été visionnés et commentés dans
ces deux ateliers. Les deux modules plus techniques, montage vidéo et
maintenance AV, se sont tenus dans les salles techniques, sous la houlette de
formateurs très expérimentés, qui ont pris la peine de remettre à niveau les
groupes sur le plan théorique. Le module de gestion de production a été
décomposé en deux phases : étude des termes de référence d’un film de
commande (devis, budget, court métrage et long métrage), à partir de projets de
films nigériens fournis par des co-encadreurs, la deuxième phase étant
consacrée au long-métrage de fiction et à la série TV, sous forme de tests
d’évaluation.





En 2007, une convention a été signée avec l’Université Abdou Moumouni pour permettre la mise en œuvre de nouveaux diplômes inscrits dans le LMD et créés par arrêté ministériel en décembre 2005. Il s’agira notamment d’un master de documentaire de création, d’un master de journalisme scientifique, d’une licence professionnelle d’audiovisuel et d’un BTS de graphisme. A cet égard, des partenariats sont actuellement recherchés avec d’autres établissements d’Afrique de l’Ouest. Ils permettront, à terme, de multiplier l’offre de formation régionale.
Ainsi dans un paysage régional où les besoins de formation en journalisme et en audiovisuel sont aussi massifs et que l’offre est limitée, le Niger, avec une école ancienne et soutenue par la France, peut accueillir des étudiants étrangers bénéficiant de bourses locales. Le master1 sera ouvert en octobre 2010.
L'IFTIC forme à des cycles spéciaux de courtes durées en vue d'une initiation professionnelle, d’un perfectionnement, d’une spécialisation, ou d’un recyclage). La durée et le contenu de la formation sont fonction de la demande de l'agent ou organisme concerné. Elle est assurée par la Direction de la Recherche, des Stages et du Perfectionnement (DRS/P) et est sanctionnée par une attestation de stage.
(Pour tout renseignement sur une formation sur mesure, nous contacter à la Direction générale de l'IFTIC au 20 73 37 06)
Le niveau supérieur est destiné aux candidats titulaires du Baccalauréat ou d'un diplôme équivalent.
Le niveau moyen est ouvert aux titulaires du BEPC ou d’un diplôme équivalent.
A noter, les candidats ayant une licence ou un diplôme équivalent peuvent s’inscrire directement en 2ème année, après un test sanctionné par une moyenne supérieure ou égale (≥) à 12/20.
Après une première année de tronc commun, la spécialisation intervient en 2ème année, tandis que la troisième année correspond à une année de recherche et de production d’un mémoire de fin d’études.
Toutes les filières de l’information et de la communication sont enseignées à l’IFTIC. Ces Formations sont assurées par des professeurs permanents et vacataires, universitaires, journalistes, producteurs, réalisateurs, spécialistes de l'information documentaire et spécialistes en maintenance Radio/TV très expérimentés.
Les programmes de formation en vigueur sont conçus en concertation avec des professionnels en sciences et techniques de l'information et de la communication d’Afrique et d’Europe, notamment l'IUT de Tours en France, afin de les adapter aux normes internationales. Un accent particulier est mis sur la pratique.
Il existe la section :
Seuls les candidats admis au test qui a lieu en fin septembre de chaque année seront autorisés à s'inscrire.